Lourdement battu à Bayonne (46-24), Clermont a encore sombré loin du Michelin. Christophe Urios n’a pas épargné l’attitude affichée par son équipe.
Christophe Urios a bien failli vider son banc avant même la pause. Après trente minutes à Jean-Dauger, ce n’était pas tant le score qui agaçait le manager clermontois que la manière dont son équipe traversait la rencontre. L’ASM avait eu le ballon, occupé le camp bayonnais et trouvé trois situations dans les 22 mètres adverses. Elle n’en avait rien fait. En face, l’Aviron n’avait pas besoin de plusieurs invitations pour traverser le terrain et creuser l’écart.
« J’aurais presque pu coacher à la 30e minute. Je me suis retenu », a reconnu Urios auprès de Midi Olympique. Le constat est sévère : Clermont a manqué « d’engagement, de précision et de volonté », jusqu’à laisser apparaître des « défaillances, d’abord mentales ». « Tu ne peux pas prendre deux ou trois essais de cent mètres où il ne se passe pas grand-chose. Ce n’est pas possible », a-t-il insisté.
Deux déplacements, 86 points encaissés
La suite n’a fait qu’accentuer les regrets. Au retour des vestiaires, l’ASM s’est remise à gagner ses collisions, à jouer plus directement et à conserver ses ballons. Revenue de 27-3 à 27-24, elle avait replacé Bayonne sous pression avant que le carton rouge reçu par Marcos Kremer ne mette fin à la remontée. « On jouait à notre niveau, en fait », a résumé Urios. Une phrase qui dit aussi tout ce que Clermont n’avait pas fait auparavant.
Après les 40 points encaissés à Lyon lors de la première journée, les Auvergnats en ont pris 46 à Jean-Dauger. Deux déplacements, 86 points concédés et le même sentiment d’une équipe trop facile à punir dès qu’elle perd le contrôle. « Ce n’est, tout simplement, pas possible », a tranché Urios. La réception de Castres devra désormais servir à remettre un peu d’ordre.
© par Tanguy Scigala
